30 octobre 2017 La Provence : nouvel incendie dans l’usine Legré-Mante

Voir l’article sur le site de la Provence

Extraits :

L’incendie s’est déclaré au coeur de l’usine désaffectée Legré-Mante, un site qui inquiète depuis longtemps les riverains de la Madrague-de-Montredon.

« curieusement, ce sont toujours des documents, les archives ou du matériel qui sont incendiés. Ça semble assez ciblé. »

Il convient ici de rappeler que le site, extrêmement pollué par plus de deux siècles d’industrie chimique, est toujours au coeur d’enjeux immobiliers. Début août, l’on apprenait qu’un nouvel acteur, un groupe suisse spécialisé dans la dépollution de friches industrielles, était sur le point de reprendre le dossier, après l’abandon d’un promoteur qui prévoyait, initialement la construction de plusieurs centaines de logements.

20 juillet 2017 – Reportage sur FR3 région – Polémique autour de l’ancienne usine chimique Legré-Mante : démantèlement ?

Polémique autour d’une ancienne usine à Marseille

 Inquiétude des riverains de l’ex-usine Legré-Mante.

Que se passe-t-il dans l’ancienne usine Legré-Mante? Le site, fermé depuis 2009 est pollué (acide tartique), et depuis quelques semaines les habitants observent un curieux ballet de camions.
La réhabilitation du site, qui semblait au point mort depuis un l’annulation par la cour administrative d’appel d’un projet immobilier, vient soudain de démarrer.

Voir la vidéo

Manifestation de riverains d’une ancienne usine de la Madrague
Polémique autour du démantèlement de l’ancienne usine chimique Legré-Mante, située dans le quartier Madrague-Montredon dans le 8è de Marseille. Fermée depuis 2009, le site est abandonné. Son activité aurait pollué les sols. De l’amiante serait présente dans les charpentes du bâtiment. Les riverains sont inquiets. Ils interpellent les pouvoirs publics.  – Robert Papin et Xavier Shufennhacker

Communiqué de l’ASLS du 18 juillet 2017 – GINKGO 2 ( fond d’investissement) nouvel acquéreur de Legré-Mante

Nous venons d’apprendre qu’un fond d’investissement (GINKGO 2) s’est positionné comme nouvel acquéreur de la friche industrielle Legré-Mante.

A cette occasion, l’ASLS rappelle sa position « pour une dépollution sans danger pour la population » dans le respect de la santé publique, quel que soit le devenir du site.

-la mise en sécurité effective du site.

-La prise en compte du véritable niveau de pollution de ce site lourdement contaminé par les métaux lourds et les dangers sanitaires qui en découlent pour les riverains.

– Une information et une concertation sur les mesures de prévention et protection de la santé des habitants.

Comme par le passé, l’ASLS restera vigilante sur le respect des lois et règlements d’urbanisme et des contraintes du site à l’entrée du Parc National des Calanques

Marseille le 18/7/2017

Le Conseil d’Administration de l’ASLS

14 juillet – Marsactu – un fonds d’investissement prend la main pour dépolluer et construire à Legre-Mante

Voir l’article sur le site de marsactu

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Des unités de production d’acide tartrique sont restées en l’état dans l’usine abandonnée. (photo : Loïs Elziere)

En haut, la photo de l’usine sur le site internet de Ginkgo, en bas une photo prise cette semaine. Une cuve, destinée semble-t-il au stockage d’acide sulfurique, a disparu.

La cheminée historique servait lorsque l’usine produisait encore du plomb (photo : Loïs Elziere)

 

7 juillet 2017 – La Marseillaise – [#Photos] La démolition sauvage de l’usine chimique de Legré-Mante à Marseille

Un démantèlement sauvage, sans permis s’opère dans l’ancienne usine chimique Legré-Mante de Montredon à Marseille, àl’abandon depuis sa fermeture en juillet 2009. Un photographe a exposé jeudi des clichés saisissants et inquiétants des installations non sécurisées pourtant classées ICPE en raison du haut niveau de toxicité des produits restés sur place. Le site de 17 hectares en lisière du Parc National des Calanques, bien que fortement pollué, reste promis à la promotion immobilière.

Voir les articles

« [#Photos] La démolition sauvage de l’usine chimique de Legré-Mante à Marseille « sur le site de la Marseillaise du 7 juillet

Legré-Mante, l’usine en démantèlement sauvage du 10 juillet

Les archives de ce qui fut la Société Française des Acides tartriques Mante et Cie ont été volontairement incendiées. Photo DC / Didier pouzol L’utilisation de l’article, la reproduction, la diffusion est interdite – LMRS – (c) Copyright Journal La Marseillaise

 

Marche pour une DÉPOLLUTION SANS DANGER POUR LA SANTÉ 4 fev

Marche pour une DÉPOLLUTION SANS DANGER POUR LA SANTÉ  de Legré Mante ! 4 février 2017 – Pointe Rouge – 10h30

Plus de 300 participants, la manifestation a été un franc succès !
Merci pour votre participation!

 Photo Claude Paris

Photo Claude Paris

Malgré une mauvaise météo, vous avez été des centaines à répondre, ce samedi, à l’appel pour la santé publique lancé par le CIQ Madrague la Rose, la Verrerie et le Comité santé littoral sud.

Nous vous tiendrons régulièrement informés de la poursuite des initiatives unitaires.
N’hésitez pas à nous contacter ou venir à nos permanences du lundi.
Merci aux nombreuses associations, CIQ et Elus municipaux * présents pour soutenir notre combat. Merci à la rédaction et aux journalistes de France3 pour l’article « Marseille: manifestation pour “une dépollution sans danger” et  le reportage JT 19h du 4/2/17.

* marche soutenue par 17 associations (1) et CIQ (2) et 3 Elus municipaux (3)


Voir les articles de presse



Photos

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Photo Claude Paris

 Photo Claude Paris

Photo Claude Paris

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Marche pour la santé publique et pour une dépollution sans danger

samedi 4 février 2017, à 10 h 30, place J. Vidal à la Pointe-Rouge (8e)
A l’appel de Santé littoral Sud, CIQ du secteur et une dizaine d’associations.
Apportez vos masques anti-pollution, combinaisons, instruments de musique,

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Habitants des quartiers Sud : votre santé est en danger !

L’IRREPARABLE PEUT SE PRODUIRE !

La presse a fait écho des préparatifs de chantier sur le crassier de l’usine Legré-Mante en vue d’un projet de construction de villas en bord de mer. Ce crassier situé en bord de mer est une décharge toxique qui contient les déchets de l’usine depuis l’origine en 1874, notamment, plomb, arsenic, cadmium, mercure, sulfates, cyanure… sous forme de très fines poussières, de scories et de débris pollués.

Les particules de métaux lourds (appelées PM10 et PM 2,5) contenues dans ces fines poussières peuvent pénétrer directement dans le sang par inhalation ou ingestion. Elles sont très dangereuses pour la santé, même à court terme et à très faible dose, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes.

MOYENS DE PROTECTION INSUFFISANTS :

Le décompactage du crassier sera fait à l’air libre et va libérer les polluants accumulés dans le sol depuis des dizaines d’années qui se disperseront dans l’atmosphère. Or l’arrêt du chantier prévu par arrêté préfectoral n’interviendra qu’à partir de 60km/h de vent … Et les mesures complémentaires (brumisation, aspiration) pour limiter les envols de poussières ne sont pas des garanties suffisantes contre l’exposition aux particules fines.

La surveillance de la qualité de l’air et de l’eau ne sera pas réalisée indépendamment du promoteur, et les moyens techniques de mesure insuffisants car n’utilisant pas la technologie performante actuellement disponible.

LA SANTE PUBLIQUE DOIT ETRE RESPECTEE PAR UN ARRETE PREFECTORAL PROTECTEUR :

Conformément au code de l’environnement, la dépollution de l’usine Legré-Mante doit être reconsidérée sous le contrôle des pouvoirs publics, afin que la population ne soit pas exposée.

Un arrêté préfectoral doit réaffirmer l’obligation légale de dépollution par le responsable du site en évitant toute réexposition des riverains aux polluants contenus dans les sols et une surveillance en continu de la qualité de l’air et de l’eau doit être mise en place par un organisme indépendant agréé.

Le code de l’environnement impose également que la population soit préalablement informée et concertée sur les mesures de prévention de la santé publique. Il préconise également la mise en place d’une commission de suivi de site (CSS) avec la participation des riverains.

La santé publique doit être respectée !

Notre santé est un droit ! Dépollution dans le respect de la Santé Publique !

Exigeons des garantis contre les dangers de la dépollution !

Face au silence et l’absence de concertation de la part des pouvoirs publics, l’Association Santé Littoral Sud a été créée pour vous informer, n’hésitez pas à consulter son site :

http://www.comite-sante-littoral-sud.org

Elle tient également à votre disposition tous les documents qui vous seront adressés sur simple demande à l’adresse suivante : contact@comite-sante-littoral-sud.org

Téléchargez le tract de la Marche pour la Santé des Riverains de Legré Mante en PDF

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4 fev France3 : site et reportage JT « manifestation pour “une dépollution sans danger” »

 France3-regions : site web et reportage JT 19/20

FR3 JT 19/20 Provence-Alpes du 4 février 2017 et article du site FR3 région

Provence-Alpes-Côte d’Azur Bouches-du-Rhône Métropole Aix-Marseille Marseille

Marseille: manifestation pour “une dépollution sans danger” par Par Marie Bail

 

Les associations et habitants dénoncent les terres polluées qui sont pas en mesure de recevoir le projet immobilier d'un promoteur montpelliérain / France 3 / Marc Civallero

Les associations et habitants dénoncent les terres polluées qui sont pas en mesure de recevoir le projet immobilier d’un promoteur montpelliérain / France 3 / Marc Civallero

Les associations et le CIQ organisent une marche « pour la santé publique » ce samedi matin 4 février à la Pointe Rouge. Ils veulent une dépollution sans danger de l’ancien site industriel Legré Mante. Les travaux du promoteur immobilier risquent de remuer « des tonnes de toxiques dans l’air »

A l’appel du CIQ et du Comité Santé Littoral Sud, une centaine de manifestants marche ce matin pour dénoncer le processus de dépollution des terres de l’ancien site industriel Legré Mante. La consigne: apporter ses masques anti-pollution, combinaisons et instruments de musique pour protester en fanfare.

Avec sa vue sur la mer, la Pointe-Rouge est un des plus bel endroit de Marseille. Seulement, les terres du site industriel Legré Mante fermé en 2009, elles, sont particulièrement polluées. Comme l’indique Comité Santé Littoral Sud, « ce crassier » situé en bord de mer « contient les déchets de l’usine depuis l’origine en 1874, notamment, plomb, arsenic, cadmium, mercure, sulfates, cyanure… sous forme de très fines poussières, de scories et de débris pollués« .

Le terrain de l'ancien site industriel Legré-Mante / France 3/ Marc Civalle

Le terrain de l’ancien site industriel Legré-Mante / France 3/ Marc Civalle

Le promoteur Océanis a racheté à ces terrains pour y construire une trentaine de villas, 286 logements et commerces.  Pour accueillir ces constructions il faut nécessairement dépolluer le site, à charge du promoteur. Et la perspective de travaux, remuant beaucoup de poussières, ne plait pas aux habitants qui jugent les moyens de protection « insuffisants« .

Selon le Comité Santé Littoral Sud, le « décompactage du crassier sera fait à l’air libre et va libérer les polluants accumulés dans le sol depuis des dizaines d’années qui se disperseront dans l’atmosphère. Or l’arrêt du chantier prévu par arrêté préfectoral n’interviendra qu’à partir de 60km/h de vent … Et les mesures complémentaires (brumisation, aspiration) pour limiter les envols de poussières ne sont pas des garanties suffisantes contre l’exposition aux particules fines ».

Les associations et le CIQ manifestent le samedi 4 février contre les risques de particules toxiques dans l'air, remuées par les travaux de l'ancien site Legré Mante. / France 3 / Marc Civallero

Les associations et le CIQ manifestent le samedi 4 février contre les risques de particules toxiques dans l’air, remuées par les travaux de l’ancien site Legré Mante. / France 3 / Marc Civallero

Ils demandent donc à la préfecture de contrôler la dépollution, en « évitant toute réexposition des riverains aux polluants contenus dans les sols » mais surtout « une surveillance en continu de la qualité de l’air et de l’eau par un organisme indépendant agréé » et non par le promoteur.


Manifestation Madrague environnement

Manifestation des habitants pour défendre l’environnement à La Madrague
Reportage de Marc Civallero et Xavier Schuffenecker

Reportage de FR3 JT 19/20 Provence-Alpes du 4 février 2017 à la minute 4’40

4-6 fév site et presse La Marseillaise – (marche)

Article sur le site lamarseillaise.fr du 4 février 2017

Marseille : manifestation contre le projet immobilier sur le crassier de l’usine Legré-Mante par Gérard lanux

 

Photo GL

Photo GL

Quatre cents personnes ont participé samedi matin à une mobilisation pour protester contre un projet immobilier sur le site de l’ancienne usine Legré-Mante dans les quartiers sud de Marseille.

Habitants des quartiers, conseillers municipaux, représentants de partis, d’associations se sont élevés contre l’absence de vraies mesures de dépollution. Tout au long du cortège qui s’étirait entre la Pointe rouge et les locaux de l’ancienne usine, à la Madrague de Montredon, c’était les habitants des quartiers traversés que les manifestants du collectif à l’initiative de cette mobilisation, ont cherché à impliquer.

La Marseillaise du 6 février 2017 :

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Étude participative en santé environnement – Fos et Port-Saint-Louis

Rapport de l’étude Fos EPSEAL, janvier 2017

Etude Participative en Santé Environnement Ancrée Localement sur le front industriel de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône – Rapport final – janvier 2017

Etude indépendante financée sur des fonds confiés à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail par l’ITMO Cancer d’AVIESAN (ANSES PNREST 2014/1/023, 2015-2017)

Voici un exemple d’enquête qui pourrait être pertinent pour les riverains de Legré Mante

Il s’agit d’une enquête sanitaire transversale, participative et ancrée localement, sur un échantillon aléatoire d’habitants de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône.

La participation des habitant s’est faite au cours de chacune des phases du processus de recherche, depuis l’identification des questions à l’étude jusqu’à l’interprétation des données collectées

Ce rapport intègre les résultats obtenus à ce jour par l’étude Fos EPSEAL à travers l’analyse interdisciplinaire (statistique, quantitative et qualitative) des données de l’enquête, ainsi que l’analyse collaborative avec les habitants.
Les principaux résultats santé figurent dans ce rapport. Certains résultats santé, et les résultats sur l’environnement et la vie dans les deux villes, seront encore approfondis dans de futures analyses. Les futures publications et leur contenu seront annoncés sur ce carnet.
Ce rapport a été remis aux habitants de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône les 6 et 16 janvier 2017.
Le contenu du rapport est un état de la recherche destiné à être enrichi en fonction des nouvelles analyses quantitatives et qualitatives qui pourront être menées en 2017 et ultérieurement. Ces versions seront mises à la disposition de tous sur le carnet de recherche de l’étude FOS EPSEAL : http://www.fosepseal.hypotheses.org

Télécharger l’étude

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6 janvier : Le chantier des 6 villas sur le crassier de l’usine Legré-Mante a-t-il débuté ?

Le 6 janvier 2017 des ouvriers et un petit engin de chantier ont fait leur apparition sur le crassier de l’usine Legré Mante .

Voici :

 Les photos prises le 6 janvier 2017

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Note de l’ASLS expliquant les dangers sanitaires

Voici une note de l’ASLS expliquant les dangers sanitaires encourus par les riverains de la Madrague et au-delà dans tout le littoral sud

NOTES SUR LES DANGERS SANITAIRES

Friche industrielle Legré-Mante PERMIS DE LA PARCELLE B « 6 Villas de pêcheurs »)

A l’appui du permis signé le 12 juin 2013 et valable jusqu’au 12 juin 2017, la SFPTM a présenté 3 documents, le plan de gestion de la parcelle B Valgo, un addendum au plan de gestion, une étude de sol de la société Sol-Essais, le tout validé par l’arrêté préfectoral du 9 juillet 2012.

Caractérisation de la parcelle B

Communément appelée « crassier », c’est une décharge toxique ayant servi sans interruption depuis l’origine de l’usine en 1873. Elle se présente sous forme d’un remblai de 24000m3 en bord de mer, constitué de mâchefers et cendres de combustion des fours de la fonderie contenant des métaux lourds, (plomb, arsenic, mercure, cadmium et antimoine), puis de résidus de la fabrique d’acide tartrique ( cyanures, sulfates). Les sondages (Sol –Essais) révèlent des limons très fins, pulvérulents, mêlés à des débris de déconstruction de bâtiments. Sa composition est définie par l’arrêté préfectoral comme « inacceptable pour la santé publique ».

Caractérisation des polluants

La toxicité de ces polluants est soit de type CMR (cancérigène, mutagène, reprotoxique ), soit de type perturbateur endocrinien agissant à faible dose même sur une exposition limitée dans le temps et sans effet de seuil( période critique de croissance du fœtus ou de l’enfant). Le mode de contamination est l’ingestion ou l’inhalation de particules fines et ultrafines (PM 10 et PM2,5) véhiculant les polluants et pénétrant dans le système respiratoire puis le système sanguin.

Evaluation sanitaire autour du site :

A ce jour, aucune évaluation sur la santé des riverains habitants aux abords du crassier : ni étude d’impact, ni I.E.M. (Interprétation de l’état des milieux), ni campagne de mesure de la qualité de l’air (comme réalisé en 2003 sur le hameau d’habitation de l’Escalette).

Nature du Projet :

Il consiste à extraire 90% de la parcelle (environ 20 000 m3 de déchets) sur une profondeur d’environ 10m en contrebas de la route pour y construire ensuite une plateforme accueillant 6 villas (soit 3 groupes de 2 superposées). En complément la bordure littorale sera protégée par un enrochement et la route et les constructions mitoyennes (salle du grand Cercle du littoral) feront l’objet d’un confortement par tirants d’ancrage. (A noter que pour ces deux actions des études complémentaires (APD) devraient être fournies avant démarrage des travaux.)

-Il n’est pas mentionné si le pétitionnaire a obtenu un arrêté préfectoral spécifique au titre de la loi sur l’eau et les milieux aquatique ou a satisfait aux formalités de demande (nomenclature eau), ou s’il a satisfait à une obligation de passage en commission des sites et paysages (commission CDNPS)

Caractérisation du danger sanitaire.

Le principal danger provient de la contamination particulaire PM10 et PM2.5 des habitants du village de la Madrague, suite à décompactage des sols du crassier. Le régime de vent en période hivernale est principalement orienté nord-sud et balaie les sols pour impacter directement les habitations.

-Or le dispositif prévu par le plan de gestion et validé par l’arrêté préfectoral utilisera des plaquettes AFNOR de recueil de poussières sédimentables de taille supérieures à 100µm, ainsi qu’un appareil de chantier portatif de mesures instantanées de particules qui ne rendra pas compte non plus du taux d’élévation réel qui pourrait être constaté au niveau des habitations. Ce dispositif de mesure prévu (AFNOR normes NFX 43-007), est efficace pour évaluer l’empoussièrement aux abords des carrières et des chantiers , mais est inadapté pour la mesure de la contamination par les PM10 et PM 2.5, laquelle est quantifiable par la technique éprouvée des « préleveurs de particules avec séparateur en fonction de la taille et analyse chimique des particules » (Ce matériel est aujourd’hui couramment utilisé par AIR-Paca dans la recherche des métaux lourds)

Ainsi les mesures conservatoires (brumisation, aspiration, arrêt du chantier), déclenchées à postériori à partir de données recueillies par un appareillage non adapté ne constituent pas une protection suffisante pour garantir l’absence d’exposition à la pollution qui est le premier objectif à atteindre dans le cadre de la dépollution du crassier.

Il est à souligner également qu’aucun dispositif de bâchage n’est prévu sur le site, alors qu’ au fil de l’avancement du chantier, les zones excavées se trouveront décompactées et mises à nue, sans barrière à la dispersion dans l’atmosphère comme à l’érosion vers la mer. De même, aucun dispositif n’est défini concernant les matériaux qui seront transportés pour y être criblés dans des bâtiments de la parcelle C.

En conclusion :

Dans un contexte aussi sensible du fait de la toxicité des polluants , des contraintes de l’environnement du site, et de la proximité du village de la Madrague directement exposé, la seule règle acceptable pour la santé publique et le respect des intérêts visés à l’article L511-11 du code de l’environnement est que :

-La dépollution ne constitue pas elle-même une source de pollution pour les riverains.

-Que l’absence d’exposition des riverains soit la règle de mesure et l’objectif de toute étude puis réalisation de réhabilitation du site.

Association santé littoral sud – 5/1/2017