Bulletin n°4 – Avril 2014

La perspective de travaux (quels qu’ils soient…) sur le site de l’ancienne usine « Legré Mante », dont les sols sont très sévèrement pollués (plomb, cadmium, arsenic, cyanure, etc.), menace l’environnement, et, par conséquent, la santé des marseillais (riverains ou pas…) et autres visiteurs, dont ceux du Parc National des Calanques, tant à terre qu’en mer.

Où en sommes nous ?

Au lendemain des élections municipales, nous maintenons – et amplifions – notre action :

  • Nous demeurons dans l’attente d’une réponse du maire d’arrondissement, Yves Moraine, concernant notre demande d’audience (courrier du 7 avril et relance du 26).
  • Les dossiers techniques réalisés sur le site entre 1996 et 2011 viennent enfin de nous être communiqués, et le Tribunal Administratif nous a accordé un délai nécessaire à leur étude.
  • Le 24 avril dernier, sur Radio-Grenouille, nous avons participé à l’émission « Critiques» animée par Emmanuel Riondé et Nicolas Haeringer que nous remercions pour leur invitation.
  • Notre commission scientifique, en cours de constitution, se réunira dès le milieu du mois prochain.
  • Notre pétition continue de circuler avec succès : 3269 signatures au 30 avril.

Rejoignez nous lors de notre prochaine réunion plénière :

Mercredi 21 Mai 2014 à 18h

Salle de la Paroisse de Bonneveine

2 Traverse Petroccochino 13008 Marseille

à côté de l’église de Notre Dame des Neiges

entrée par le parking.

Nos idées et discussions s’enrichissent de vos apports. Rappelons que nous sommes tous bénévoles, au service de la collectivité, avec le soutien de nombreuses associations…

Questions courantes  :

  • Pourquoi une Etude d’Impact ?

Elle est prévue par le Code de l’Environnement dès lors qu’un projet est susceptible d’affecter la population (dans tous les domaines : santé, transports, équipements, etc.), laquelle s’en trouve ainsi informée, puis consultée, par voie d’Enquête Publique. Elle doit précéder la demande de permis de construire, axée, elle, sur le respect des règles d’urbanisme et de construction.

  • Quels sont les principaux risques encourus par la population ?

Certains métaux lourds (dont le plomb, le cadmium…) sont des Perturbateurs Endocriniens* connus pour leur toxicité, même à très faible dose, en particulier sur les populations vulnérables, tels les jeunes enfants et les femmes enceintes. Leurs effets sur l’organisme peuvent se ressentir sur plusieurs générations.

C’est à l’envol des poussières chargées de particules fines, et au lessivage des sols par les eaux de pluie, que tout le littoral sud est exposé.

* « Un perturbateur endocrinien (PE) est une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant donc des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou sous-populations » (Définition adoptée par l’U.E. en 1999).

  • Pourquoi cette absence de zone « tampon » entre le Parc National et le territoire urbain ?

La proposition d’un classement en « zone de libre adhésion », portée dès le début par les défenseurs du Parc National des Calanques, a été rejetée lors de la finalisation du PLU (juin 2013), alors qu’une large majorité (78%) de la population interrogée lors de l’Enquête Publique du CIQ de la Madrague de Montredon y était favorable… Ceci est d’autant plus dommageable que l’un des permis prévoit la construction de 34 villas à flanc de colline, au contact immédiat de l’Espace Boisé Classé protégé.