Historique

Site industriel classé ICPE « LEGRE-MANTE » Marseille 8ème Arrt

Présentation sommaire

1875 -1883 : Fonderie de plomb argentifère, associée à une unité de production de soude (Hilarion- Roux)

1888 -2009 : Usine d’Acide Sulfurique, citrique, tartrique, sel de seignette, crème de tartre (dernier exploitant S.A.S Legré- Mante, liquidation judiciaire en 2009).

Propriétaire actuel : Société Française des Produits Tartriques Mante (SFPTM).

Ce site de 8,5 hectares est situé à l’entrée immédiate du Parc National des Calanques, entre un espace boisé classé et la façade maritime. Une pollution des sols, « inacceptable pour la santé publique » par l’arsenic, le plomb, l’antimoine, le cadmium est attestée par plusieurs études réalisées entre 1996 et 2011. Une étude réalisée par l’InVS (Institut National de Veille Sanitaire) montre l’impact des polluants sur l’air et l’eau et souligne que le ré-envol des poussières et particules contaminées par les métaux lourds constitue un danger majeur pour la population.

La mairie de Marseille délivre, entre 2011 et 2013, plusieurs permis de construire sur ces terrains. Deux arrêtés préfectoraux pris en 2012 autorisent le changement d’usage des sols.

En 2011, création du  COMITE SANTE LITTORAL SUD : Il alerte les autorités (mairie et préfecture) sur le fait que toutes les études et diagnostics prévues par la réglementation n’ont pas été réalisés. Cela est pourtant indispensable pour définir une prévention sanitaire efficace.

Soutenu aujourd’hui par 25 associations et CIQ, il alerte régulièrement les pouvoirs publics sur les dangers (45000 habitants dans un rayon de 3 km autour du site) et demande l’ouverture d’une concertation sur la dépollution.

En 2013, à la suite du recours du CIQ Madrague, le tribunal administratif de Marseille annule le permis principal (265 logements) pour non-respect de la loi Littoral et défaut d’assainissement.

En 2014 les associations et plusieurs CIQ du quartier unissent leur action et obtiennent du promoteur le retrait du permis qui avait été redéposé un an après son annulation par le tribunal.

Eté 2015, à l’initiative du Ministère du développement durable, un diagnostic du groupe scolaire Madrague de Montredon est réalisé et classe celui-ci en catégorie C. Le comité santé et l’association des parents d’élèves demandent à la Mairie de Marseille la publication du rapport complet et les mesures détaillées de gestion qui en découlent (travaux, surveillance technique et suivi sanitaire de l’établissement)

Fin 2015, le Préfet maintient les arrêtés autorisant les constructions. Pourtant, selon la réglementation des sols pollués, consultable sur le site du Ministère et de la Préfecture, il y a absence d’une étude appelée : Interprétation de l’Etat des Milieux (I.E.M.), prévue pour analyser les risques sanitaires des populations, notamment lors de la mise à l’arrêt d’une usine polluée.

Depuis 2015, Les associations et CIQ du littoral sud, constatent la dégradation de la friche et les dangers pour les riverains et promeneurs et rappellent régulièrement au Préfet l’obligation de faire effectuer « la mise en sécurité » par son propriétaire (réglementation de l’inspection des installations classées –ICPE).

Novembre 2016, La cours administrative d’appel (C.A.A.) de Marseille confirme l’annulation du permis de construire des 285 logements, recours gagné en 2013 par le CIQ de la Madrague.

Décembre 2016, La Mairie de secteur rappelle l’existence d’un permis de construire portant sur la construction de 6 villas sur l’ancien crassier de l’usine qui est une décharge polluée en bord de mer.

D’autres dispositifs de protection et prévention de la santé des populations devraient également être prévus, notamment : La surveillance sanitaire des écoles maternelle et communale (situées à 100 mètres du site), l’analyse de l’air et de l’eau à proximité du site et sa mise en sécurité effective en attendant un plan de dépollution.