Lettre ouverte des Habitants du Littoral Sud de Marseille Riverains de la Friche Industrielle polluée Legre-Mante

LETTRE OUVERTE DES HABITANTS DU LITTORAL SUD DE MARSEILLE RIVERAINS DE LA FRICHE INDUSTRIELLE POLLUEE LEGRE-MANTE

A Monsieur le Président de la République
A Monsieur le Ministre de la transition écologique et solidaire
A Madame la Ministre des Solidarités  et de la Santé
A Monsieur le Préfet de la région  Provence Alpes Côte d’Azur
A Monsieur le Maire de Marseille
A Monsieur le Président de la région PACA
A Madame la Présidente du département des Bouches du Rhône.
A Mesdames et Messieurs  les candidats aux élections législatives

Nous, riverains du site industriel classé ICPE LEGRE-MANTE demandons, quel que soit le devenir de cet ancien site industriel,  une dépollution sans danger pour la santé.
Avec le soutien des Associations et CIQ,  également signataires de cette lettre,               nous rappelons que :
Le littoral sud de Marseille et les Calanques, ont abrité au 19è siècle les industries polluantes écartées du centre ville de Marseille.
Le site de Legré-Mante a abrité successivement une fonderie de plomb, puis une usine d’acide sulfurique et d’acide tartrique. Il est lourdement pollué par les métaux lourds, (plomb, arsenic, cadmium, antimoine, zinc…) et par les produits chimiques issus des fabrications d’acides. Cette pollution de l’usine est reconnue, mais pas les dangers de dispersion des polluants.
Dans ce secteur,  très exposé aux vents, le principal danger pour la population est constitué par le  ré-envols de poussières contenant des particules fines (dites PM10 et PM2.5) chargées des métaux lourds et par l’érosion des terres et le ruissellement polluant les sédiments du littoral.
Une contamination découverte dans le groupe scolaire voisin Madrague de Montredon aurait dû alerter et inciter les pouvoirs publics à faire une campagne de mesures systématiques autour du site de l’usine comme cela avait été fait à juste titre en 2003 et 2005,  autour de de la fonderie de l’Escalette située à quelques centaines de mètres.
Et pourtant depuis la fermeture de l’usine en 2009, la connaissance des dangers sanitaires et des solutions de  dépollutions des sites pollués a  progressé et les populations sont protégées des expositions par plusieurs lois et règlements.*
Les plus hautes instances sanitaires de l’état ont établi une « méthodologie de gestion des sites pollués » pour empêcher l’exposition des riverains des friches industrielles, (circulaire adressée aux Préfets le 27 avril 2017 par les ministère de l’environnement et de la santé).

Malgré ces avancées, les autorités (Préfecture, Mairie) ont maintenu toutes les autorisations, permis de construire et arrêtés préfectoraux, sans d’étude d’impact sanitaire autour du site, ni concertation sur les mesures de prévention et protection des riverains.
*Au même titre que tous les sites et personnes concernées (riverains des usines, des autoroutes, des ports, terres traitées par épandage de produits pesticides), nous demandons à bénéficier de cette protection et exigeons l’application immédiate des dispositions législatives et réglementaires suivantes :
– La charte de l’environnement inscrite dans la constitution (extrait)
Art 1er- Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.                                                                                                                                  Art 5 – Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leur domaine d’attribution, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.
– La convention d’Aarhus et, en particulier, son article 6  Le code de l’environnement         – 1°. Livre 1er dispositions communes  (extraits)
– 2°. Principe d’action préventive et de correction par priorité à la source, des atteintes à l’environnement                                                                                                                   – 3°. Principe pollueur-payeur selon lequel les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et la lutte contre celle-ci doivent être supportées par le pollueur.     – 4°. Le principe selon lequel toute personne a le droit d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques.
–La loi sur l’air de 1996 intégrée au code de l’environnement reconnait à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé,  voir  *Art L.221-1 à L.221-6)  *Art L.122-1 (partie législative) et R 122-5 du 1/1/2012 (partie règlementaire) Etuded’impact                                                                                                                     -Le code de la santé Publique, Art L 1334-1

Nous demandons en conséquence :
-La mise en sécurité effective du site de la friche industrielle Legré-Mante.
-La mise en place d’études sur l’impact des pollutions autour du site, d’un plan de surveillance de la qualité de l’air incluant le contrôle par des moyens adaptés des particules fines PM10 et PM2.5 et de l’eau.
-Une étude d’impact permettant d’évaluer la zone de ré-envol des poussières contaminées autour du site à l’occasion d’excavations, chantiers, transports et l’exposition effective des riverains.
-Un plan de dépollution sans danger pour la population.

Lettre ouverte à l’initiative de l’Association santé littoral sud, soutenue par les associations suivantes  (en cours )
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Je soussigné,  déclare m’associer à la signature de la « Lettre ouverte des habitants du littoral sud de Marseille, riverains de la friche industrielle polluée LEGRE-MANTE.
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NOM                       Prénom                 Adresse mail ou adresse                       signature                                                                          ___________________________________________________________________________

LETTRE OUVERTE DES HABITANTS DU LITTORAL SUD DE MARSEILLE

Marche pour une DÉPOLLUTION SANS DANGER POUR LA SANTÉ 4 fev

Marche pour une DÉPOLLUTION SANS DANGER POUR LA SANTÉ  de Legré Mante ! 4 février 2017 – Pointe Rouge – 10h30

Plus de 300 participants, la manifestation a été un franc succès !
Merci pour votre participation!

 Photo Claude Paris

Photo Claude Paris

Malgré une mauvaise météo, vous avez été des centaines à répondre, ce samedi, à l’appel pour la santé publique lancé par le CIQ Madrague la Rose, la Verrerie et le Comité santé littoral sud.

Nous vous tiendrons régulièrement informés de la poursuite des initiatives unitaires.
N’hésitez pas à nous contacter ou venir à nos permanences du lundi.
Merci aux nombreuses associations, CIQ et Elus municipaux * présents pour soutenir notre combat. Merci à la rédaction et aux journalistes de France3 pour l’article « Marseille: manifestation pour “une dépollution sans danger” et  le reportage JT 19h du 4/2/17.

* marche soutenue par 17 associations (1) et CIQ (2) et 3 Elus municipaux (3)


Voir les articles de presse



Photos

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Photo Claude Paris

 Photo Claude Paris

Photo Claude Paris

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Marche pour la santé publique et pour une dépollution sans danger

samedi 4 février 2017, à 10 h 30, place J. Vidal à la Pointe-Rouge (8e)
A l’appel de Santé littoral Sud, CIQ du secteur et une dizaine d’associations.
Apportez vos masques anti-pollution, combinaisons, instruments de musique,

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Habitants des quartiers Sud : votre santé est en danger !

L’IRREPARABLE PEUT SE PRODUIRE !

La presse a fait écho des préparatifs de chantier sur le crassier de l’usine Legré-Mante en vue d’un projet de construction de villas en bord de mer. Ce crassier situé en bord de mer est une décharge toxique qui contient les déchets de l’usine depuis l’origine en 1874, notamment, plomb, arsenic, cadmium, mercure, sulfates, cyanure… sous forme de très fines poussières, de scories et de débris pollués.

Les particules de métaux lourds (appelées PM10 et PM 2,5) contenues dans ces fines poussières peuvent pénétrer directement dans le sang par inhalation ou ingestion. Elles sont très dangereuses pour la santé, même à court terme et à très faible dose, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes.

MOYENS DE PROTECTION INSUFFISANTS :

Le décompactage du crassier sera fait à l’air libre et va libérer les polluants accumulés dans le sol depuis des dizaines d’années qui se disperseront dans l’atmosphère. Or l’arrêt du chantier prévu par arrêté préfectoral n’interviendra qu’à partir de 60km/h de vent … Et les mesures complémentaires (brumisation, aspiration) pour limiter les envols de poussières ne sont pas des garanties suffisantes contre l’exposition aux particules fines.

La surveillance de la qualité de l’air et de l’eau ne sera pas réalisée indépendamment du promoteur, et les moyens techniques de mesure insuffisants car n’utilisant pas la technologie performante actuellement disponible.

LA SANTE PUBLIQUE DOIT ETRE RESPECTEE PAR UN ARRETE PREFECTORAL PROTECTEUR :

Conformément au code de l’environnement, la dépollution de l’usine Legré-Mante doit être reconsidérée sous le contrôle des pouvoirs publics, afin que la population ne soit pas exposée.

Un arrêté préfectoral doit réaffirmer l’obligation légale de dépollution par le responsable du site en évitant toute réexposition des riverains aux polluants contenus dans les sols et une surveillance en continu de la qualité de l’air et de l’eau doit être mise en place par un organisme indépendant agréé.

Le code de l’environnement impose également que la population soit préalablement informée et concertée sur les mesures de prévention de la santé publique. Il préconise également la mise en place d’une commission de suivi de site (CSS) avec la participation des riverains.

La santé publique doit être respectée !

Notre santé est un droit ! Dépollution dans le respect de la Santé Publique !

Exigeons des garantis contre les dangers de la dépollution !

Face au silence et l’absence de concertation de la part des pouvoirs publics, l’Association Santé Littoral Sud a été créée pour vous informer, n’hésitez pas à consulter son site :

http://www.comite-sante-littoral-sud.org

Elle tient également à votre disposition tous les documents qui vous seront adressés sur simple demande à l’adresse suivante : contact@comite-sante-littoral-sud.org

Téléchargez le tract de la Marche pour la Santé des Riverains de Legré Mante en PDF

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4 fev France3 : site et reportage JT « manifestation pour “une dépollution sans danger” »

 France3-regions : site web et reportage JT 19/20

FR3 JT 19/20 Provence-Alpes du 4 février 2017 et article du site FR3 région

Provence-Alpes-Côte d’Azur Bouches-du-Rhône Métropole Aix-Marseille Marseille

Marseille: manifestation pour “une dépollution sans danger” par Par Marie Bail

 

Les associations et habitants dénoncent les terres polluées qui sont pas en mesure de recevoir le projet immobilier d'un promoteur montpelliérain / France 3 / Marc Civallero

Les associations et habitants dénoncent les terres polluées qui sont pas en mesure de recevoir le projet immobilier d’un promoteur montpelliérain / France 3 / Marc Civallero

Les associations et le CIQ organisent une marche « pour la santé publique » ce samedi matin 4 février à la Pointe Rouge. Ils veulent une dépollution sans danger de l’ancien site industriel Legré Mante. Les travaux du promoteur immobilier risquent de remuer « des tonnes de toxiques dans l’air »

A l’appel du CIQ et du Comité Santé Littoral Sud, une centaine de manifestants marche ce matin pour dénoncer le processus de dépollution des terres de l’ancien site industriel Legré Mante. La consigne: apporter ses masques anti-pollution, combinaisons et instruments de musique pour protester en fanfare.

Avec sa vue sur la mer, la Pointe-Rouge est un des plus bel endroit de Marseille. Seulement, les terres du site industriel Legré Mante fermé en 2009, elles, sont particulièrement polluées. Comme l’indique Comité Santé Littoral Sud, « ce crassier » situé en bord de mer « contient les déchets de l’usine depuis l’origine en 1874, notamment, plomb, arsenic, cadmium, mercure, sulfates, cyanure… sous forme de très fines poussières, de scories et de débris pollués« .

Le terrain de l'ancien site industriel Legré-Mante / France 3/ Marc Civalle

Le terrain de l’ancien site industriel Legré-Mante / France 3/ Marc Civalle

Le promoteur Océanis a racheté à ces terrains pour y construire une trentaine de villas, 286 logements et commerces.  Pour accueillir ces constructions il faut nécessairement dépolluer le site, à charge du promoteur. Et la perspective de travaux, remuant beaucoup de poussières, ne plait pas aux habitants qui jugent les moyens de protection « insuffisants« .

Selon le Comité Santé Littoral Sud, le « décompactage du crassier sera fait à l’air libre et va libérer les polluants accumulés dans le sol depuis des dizaines d’années qui se disperseront dans l’atmosphère. Or l’arrêt du chantier prévu par arrêté préfectoral n’interviendra qu’à partir de 60km/h de vent … Et les mesures complémentaires (brumisation, aspiration) pour limiter les envols de poussières ne sont pas des garanties suffisantes contre l’exposition aux particules fines ».

Les associations et le CIQ manifestent le samedi 4 février contre les risques de particules toxiques dans l'air, remuées par les travaux de l'ancien site Legré Mante. / France 3 / Marc Civallero

Les associations et le CIQ manifestent le samedi 4 février contre les risques de particules toxiques dans l’air, remuées par les travaux de l’ancien site Legré Mante. / France 3 / Marc Civallero

Ils demandent donc à la préfecture de contrôler la dépollution, en « évitant toute réexposition des riverains aux polluants contenus dans les sols » mais surtout « une surveillance en continu de la qualité de l’air et de l’eau par un organisme indépendant agréé » et non par le promoteur.


Manifestation Madrague environnement

Manifestation des habitants pour défendre l’environnement à La Madrague
Reportage de Marc Civallero et Xavier Schuffenecker

Reportage de FR3 JT 19/20 Provence-Alpes du 4 février 2017 à la minute 4’40

4-6 fév site et presse La Marseillaise – (marche)

Article sur le site lamarseillaise.fr du 4 février 2017

Marseille : manifestation contre le projet immobilier sur le crassier de l’usine Legré-Mante par Gérard lanux

 

Photo GL

Photo GL

Quatre cents personnes ont participé samedi matin à une mobilisation pour protester contre un projet immobilier sur le site de l’ancienne usine Legré-Mante dans les quartiers sud de Marseille.

Habitants des quartiers, conseillers municipaux, représentants de partis, d’associations se sont élevés contre l’absence de vraies mesures de dépollution. Tout au long du cortège qui s’étirait entre la Pointe rouge et les locaux de l’ancienne usine, à la Madrague de Montredon, c’était les habitants des quartiers traversés que les manifestants du collectif à l’initiative de cette mobilisation, ont cherché à impliquer.

La Marseillaise du 6 février 2017 :

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Étude participative en santé environnement – Fos et Port-Saint-Louis

Rapport de l’étude Fos EPSEAL, janvier 2017

Etude Participative en Santé Environnement Ancrée Localement sur le front industriel de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône – Rapport final – janvier 2017

Etude indépendante financée sur des fonds confiés à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail par l’ITMO Cancer d’AVIESAN (ANSES PNREST 2014/1/023, 2015-2017)

Voici un exemple d’enquête qui pourrait être pertinent pour les riverains de Legré Mante

Il s’agit d’une enquête sanitaire transversale, participative et ancrée localement, sur un échantillon aléatoire d’habitants de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône.

La participation des habitant s’est faite au cours de chacune des phases du processus de recherche, depuis l’identification des questions à l’étude jusqu’à l’interprétation des données collectées

Ce rapport intègre les résultats obtenus à ce jour par l’étude Fos EPSEAL à travers l’analyse interdisciplinaire (statistique, quantitative et qualitative) des données de l’enquête, ainsi que l’analyse collaborative avec les habitants.
Les principaux résultats santé figurent dans ce rapport. Certains résultats santé, et les résultats sur l’environnement et la vie dans les deux villes, seront encore approfondis dans de futures analyses. Les futures publications et leur contenu seront annoncés sur ce carnet.
Ce rapport a été remis aux habitants de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône les 6 et 16 janvier 2017.
Le contenu du rapport est un état de la recherche destiné à être enrichi en fonction des nouvelles analyses quantitatives et qualitatives qui pourront être menées en 2017 et ultérieurement. Ces versions seront mises à la disposition de tous sur le carnet de recherche de l’étude FOS EPSEAL : http://www.fosepseal.hypotheses.org

Télécharger l’étude

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6 janvier : Le chantier des 6 villas sur le crassier de l’usine Legré-Mante a-t-il débuté ?

Le 6 janvier 2017 des ouvriers et un petit engin de chantier ont fait leur apparition sur le crassier de l’usine Legré Mante .

Voici :

 Les photos prises le 6 janvier 2017

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Note de l’ASLS expliquant les dangers sanitaires

Voici une note de l’ASLS expliquant les dangers sanitaires encourus par les riverains de la Madrague et au-delà dans tout le littoral sud

NOTES SUR LES DANGERS SANITAIRES

Friche industrielle Legré-Mante PERMIS DE LA PARCELLE B « 6 Villas de pêcheurs »)

A l’appui du permis signé le 12 juin 2013 et valable jusqu’au 12 juin 2017, la SFPTM a présenté 3 documents, le plan de gestion de la parcelle B Valgo, un addendum au plan de gestion, une étude de sol de la société Sol-Essais, le tout validé par l’arrêté préfectoral du 9 juillet 2012.

Caractérisation de la parcelle B

Communément appelée « crassier », c’est une décharge toxique ayant servi sans interruption depuis l’origine de l’usine en 1873. Elle se présente sous forme d’un remblai de 24000m3 en bord de mer, constitué de mâchefers et cendres de combustion des fours de la fonderie contenant des métaux lourds, (plomb, arsenic, mercure, cadmium et antimoine), puis de résidus de la fabrique d’acide tartrique ( cyanures, sulfates). Les sondages (Sol –Essais) révèlent des limons très fins, pulvérulents, mêlés à des débris de déconstruction de bâtiments. Sa composition est définie par l’arrêté préfectoral comme « inacceptable pour la santé publique ».

Caractérisation des polluants

La toxicité de ces polluants est soit de type CMR (cancérigène, mutagène, reprotoxique ), soit de type perturbateur endocrinien agissant à faible dose même sur une exposition limitée dans le temps et sans effet de seuil( période critique de croissance du fœtus ou de l’enfant). Le mode de contamination est l’ingestion ou l’inhalation de particules fines et ultrafines (PM 10 et PM2,5) véhiculant les polluants et pénétrant dans le système respiratoire puis le système sanguin.

Evaluation sanitaire autour du site :

A ce jour, aucune évaluation sur la santé des riverains habitants aux abords du crassier : ni étude d’impact, ni I.E.M. (Interprétation de l’état des milieux), ni campagne de mesure de la qualité de l’air (comme réalisé en 2003 sur le hameau d’habitation de l’Escalette).

Nature du Projet :

Il consiste à extraire 90% de la parcelle (environ 20 000 m3 de déchets) sur une profondeur d’environ 10m en contrebas de la route pour y construire ensuite une plateforme accueillant 6 villas (soit 3 groupes de 2 superposées). En complément la bordure littorale sera protégée par un enrochement et la route et les constructions mitoyennes (salle du grand Cercle du littoral) feront l’objet d’un confortement par tirants d’ancrage. (A noter que pour ces deux actions des études complémentaires (APD) devraient être fournies avant démarrage des travaux.)

-Il n’est pas mentionné si le pétitionnaire a obtenu un arrêté préfectoral spécifique au titre de la loi sur l’eau et les milieux aquatique ou a satisfait aux formalités de demande (nomenclature eau), ou s’il a satisfait à une obligation de passage en commission des sites et paysages (commission CDNPS)

Caractérisation du danger sanitaire.

Le principal danger provient de la contamination particulaire PM10 et PM2.5 des habitants du village de la Madrague, suite à décompactage des sols du crassier. Le régime de vent en période hivernale est principalement orienté nord-sud et balaie les sols pour impacter directement les habitations.

-Or le dispositif prévu par le plan de gestion et validé par l’arrêté préfectoral utilisera des plaquettes AFNOR de recueil de poussières sédimentables de taille supérieures à 100µm, ainsi qu’un appareil de chantier portatif de mesures instantanées de particules qui ne rendra pas compte non plus du taux d’élévation réel qui pourrait être constaté au niveau des habitations. Ce dispositif de mesure prévu (AFNOR normes NFX 43-007), est efficace pour évaluer l’empoussièrement aux abords des carrières et des chantiers , mais est inadapté pour la mesure de la contamination par les PM10 et PM 2.5, laquelle est quantifiable par la technique éprouvée des « préleveurs de particules avec séparateur en fonction de la taille et analyse chimique des particules » (Ce matériel est aujourd’hui couramment utilisé par AIR-Paca dans la recherche des métaux lourds)

Ainsi les mesures conservatoires (brumisation, aspiration, arrêt du chantier), déclenchées à postériori à partir de données recueillies par un appareillage non adapté ne constituent pas une protection suffisante pour garantir l’absence d’exposition à la pollution qui est le premier objectif à atteindre dans le cadre de la dépollution du crassier.

Il est à souligner également qu’aucun dispositif de bâchage n’est prévu sur le site, alors qu’ au fil de l’avancement du chantier, les zones excavées se trouveront décompactées et mises à nue, sans barrière à la dispersion dans l’atmosphère comme à l’érosion vers la mer. De même, aucun dispositif n’est défini concernant les matériaux qui seront transportés pour y être criblés dans des bâtiments de la parcelle C.

En conclusion :

Dans un contexte aussi sensible du fait de la toxicité des polluants , des contraintes de l’environnement du site, et de la proximité du village de la Madrague directement exposé, la seule règle acceptable pour la santé publique et le respect des intérêts visés à l’article L511-11 du code de l’environnement est que :

-La dépollution ne constitue pas elle-même une source de pollution pour les riverains.

-Que l’absence d’exposition des riverains soit la règle de mesure et l’objectif de toute étude puis réalisation de réhabilitation du site.

Association santé littoral sud – 5/1/2017

lettre au préfet : Signalement d’une activité génératrice de poussières toxiques sur la décharge ICPE Legré-Mante- 12 janvier 2017

Suite à la présence le vendredi 6 janvier d’une entreprise équipée d’engins de chantier engagée dans la réalisation d’un portail.


Association santé littoral sud

Monsieur le Préfet des Bouches du Rhône

Place Félix Baret CS 80001 13282 Marseille Cedex 06

Marseille le 12 janvier 2017

Objet : signalement d’une activité génératrice de poussières toxiques sur la décharge ICPE Legré-Mante – Parcelle B 164, avenue de la Madrague de Montre don 13008 Marseille – (L.R.A.C.)

Monsieur le Préfet,

Il nous parait urgent pour la santé publique d’attirer votre attention sur la présence le vendredi 6 janvier d’une entreprise équipée d’engins de chantier engagée dans la réalisation d’un portail.

Or ce terrain qui est la décharge de la friche industrielle ne fait actuellement l’objet d’aucune mesure de prévention contre l’envol des poussières et des particules fines pouvant affecter les riverains.

Nous avons également été surpris de constater que les personnels présents ne portaient aucun équipement de protection.

A cet effet nous vous adressons une série de photos effectuées le vendredi 6 janvier montrant que le sol a été mis à nu.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet l’expression de notre très haute considération

Pour l’ASLS Rolland DADENA Membre du conseil d’administration

Copie à

– Monsieur le Maire de Marseille

– Monsieur le Dr Départemental de la Direccte

– Monsieur le Dr Régional de l’ARS

contact@comite.sante.littoral.sud .com site internet : www.comite-sante-littoral-sud.org C/Centre social Mer et Colline 16,bd de la verrerie 13008 Marseille

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Articles et reportage JT 19-20 FR3 Marseille sur les travaux sur le crassier

la Marseillaise du 10 janvier 2017
« Marseille : six villas vont sortir des terres polluées de Legré-Mante »

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La Provence du 10 janvier 2017
« Le chantier a-t-il débuté sur le crassier de l’usine Legré-Mante?« 

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voir aussi : 10/01/17 marsactu Legré-Mante : « La Ville souhaite que le projet soit revu »

Démarrage du chantier sur le « crassier » imminent ?

Le Crassier

Le crassier de l’usine sur lequel est prévu 6 « maisons de pêcheurs »

 

  • Sur le site de l’ancienne usine Legré-Mante (littoral sud de Marseille aux portes des Calanques) : un incendie s’est déclaré dimanche 11 décembre. Il a été maîtrisé grâce au professionnalisme des marins-pompiers.
  • Le site n’est plus gardienné et est accessible en plusieurs points et présente des dangers avérés pour la population, les promeneurs, les visiteurs du Parc des Calanques.
  • Groupe scolaire Madrague de Montredon : un diagnostic des sols et de l’air a été réalisé durant l’été 2015 et a classé l’établissement en catégorie C, mais le rapport complet n’est toujours pas communiqué un an après comme le réclame l’association des parents d’élèves et notre comité.

C’est dans ce contexte que la Mairie de secteur vient de rappeler qu’il existe toujours un permis de construire 6 villas sur le crassier qui est une décharge de déchets dangereux en forme de falaise artificielle surplombant la mer et touchant le village de la Madrague.

Ce chantier et les travaux de dépollution pourrait donc démarrer dès maintenant sans prise en compte de la dangerosité réelle pour les riverains. Le comité santé littoral sud appelle tous les habitants de Montredon à rester mobilisés et alerte les associations et CIQ sur la gravité de la situation !

 

 

Out le permis ! mais …

La Cour administrative d’appel vient de confirmer l’annulation du permis déposé en 2011 par le promoteur immobilier Océanis Promotion.
Félicitations à nos amis du CIQ Madrague,la Rose, la Verrerie et leurs avocats et merci à toutes celles et ceux, associations, riverains et élus qui les ont soutenu !
Nul doute que l’unité de la population sortira renforcée de ce jugement équitable .
Mais se poseront encore à tous les questions restées sans réponses depuis la fermeture de l’usine en 2009 et les premiers permis déposés par le propriétaire et ses promoteurs en 2011 …. :
–  Plus personne ne peut nier qu’au delà du respect de la loi littoral, de l’assainissement (toujours non solutionné) et de la circulation, il existe aussi un grave danger d’exposition de la population aux poussières et particules chargées des métaux lourds (plomb,arsenic, cadmium, antimoine …)
– Ne faudrait- il pas qu’avant tout nouveau projet d’aménagement ou immobilier soit étudié et évalué l’impact effectif actuel et futur de cette pollution sur la santé des riverains?
 Ce site étant classé ICPE -installation classée pour la protection de l’environnement -, c’est pourtant un impératif de santé publique. Mais depuis 2009 et 2011, ni les autorités en charge de la santé publique ( Préfecture, Mairie), ni le propriétaire du site n’ont effectué ces études et cette évaluation des dangers, avant de délivrer et autoriser des permis.
– depuis 2014, de nombreuses associations dont des CIQ du littoral sud de Marseille ont alerté les pouvoirs publics et demandé l’ouverture d’une concertation sur la santé publique et la nécessaire prévention des riverains de la friche industrielle qui présente un problème évident de mise en sécurité.
Alors qu’une opération de sécurisation du secteur des Calanques compris entre le Mont Rose et Callelongue est en cours, pourquoi le site Legré-Mante n’est-il pas rattaché à cette opération de sécurisation ?
Le Comité santé littoral sud (avec l’Association santé littoral sud déclarée cet été) communique la lettre adressée au Préfet  et continuera de vous informer sur ces questions majeures de santé publique.

 

Verra-t-on se renouveler le scénario de 2014 , avec la signature au coeur de l’été de nouveaux permis ?

« Pourtant depuis 2011, où les premiers permis ont été signés sur la friche industrielle Legré Mante, il n’a été réalisé aucune étude sur l’ exposition des riverains aux contaminations des sols pollués.

 
Cette étude (appelée IEM -interprétation de l’ état des milieux) aboutit à la connaissance des dangers sanitaires et permet ainsi de définir les mesures de prévention et de protection à prendre pour la population qui habite à proximité du site ou dans un rayon d’impact pouvant être atteint par la pollution.
Elle permet d’éviter  préventivement l’exposition  pouvant résulter de la dépollution elle même ou de tout chantier ultérieur de réutilisation des terrains.
 
L’absence de cette étude fait que les arrêtés préfectoraux pris en 2012 , qui normalement auraient dû être protecteurs sont inadaptés car il ne prennent pas en compte les effets de ré-envol des poussières hautement contaminées. Rien n’a été prévu également pour éviter la pollution de la mer en contrebas de l’usine ….
 
Il est du rôle des élus municipaux (et autres collectivités) de demander au Préfet l’application des textes sur la santé publique, et en toute logique de différer la signature de tout permis tant que la garantie d’une réhabilitation conforme ne sera pas acquise…..
Le Comité Santé Littoral Sud souhaite un bon été 2016 à tous ces lecteurs ! « 
 A visionner un film « Un combat pour la santé  » tourné aux portes des Calanques: