Communiqué de l’ASLS
Communiqué de l’ASLS à propos du groupe scolaire de la Madrague de Montredon exposé à la pollution des sols – février 2018 –
COMMUNIQUE DE L’ASLS A PROPOS DU GROUPE SCOLAIRE MADRAGUE DE MONTREDON : Mobilisation des parents pour la préventions et protection de la santé face à la pollution des sols
-Son diagnostic résulte de l’opération nationale de diagnostic des établissements scolaires construits sur ou à proximité d’anciens sites pollués. Une école maternelle et une école élémentaire ont été construit en 1975 sur la friche d’une verrerie et à proximité de l’usine Legré-Mante fermée en 2009.
Ce diagnostic a mis en lumière l’existence de plusieurs sources de pollution potentielles dont une forte concentration de « gaz de sols toxiques» sous les bâtiments, pouvant affecter à terme la qualité de l’air et de l’eau de l’établissement.
–La mobilisation des parents d’élèves s’inscrit donc dans une volonté de prévention de tout danger d’exposition chronique aux polluants, car il est désormais reconnu que les effets sur la santé de jeunes enfants existent même à très faible dose et sur une longue (scolarité de 7 années).
Les parents demandent :
– une mise en sécurité complète des locaux, ce qui consiste à :
Surveiller régulièrement l’étanchéité des dalles pour prévenir tout ce qui permettrait le passage des gaz dans les lieux de vie (Classes, dortoirs, réfectoire, bureaux).
Surveiller en parallèle la qualité de l’air intérieur comme un moyen d’alerte de toute dégradation.
Isoler toute les terres à nu pouvant entrer en contact avec les jeunes enfants (danger d’ingestion) , et faire un nettoyage régulier des aires de jeux (danger d’inhalation).
D’améliorer le système de ventilation (vide sanitaire et locaux) afin d’éviter ou limiter tout danger de concentration des gaz.
-Prévention et protection de la santé.
Application du principe de précaution (inscrit dans la Constitution française) . Ainsi de nombreux parents, en complément des mesures de mises en sécurité souhaitent que leurs enfants, à titre préventif, bénéficient d’un accompagnement médical des services compétents (plombémie et autres analyses adaptées aux produits détectés)
Ils attendent des réponses concrètes à cette démarche préventive et un soutien des différents services : Préfecture/Dreal (sols pollués), Mairie de Marseille(travaux) ARS, Santé Publique France (santé)
Association Santé littoral Sud contact@comite-sante-littoral-sud.org février 2018
12 décembre 2017 – Réunion d’information de l’ASLS
REUNION PUBLIQUE D’INFORMATION ET COMPTE-RENDU
MARDI 12 DECEMBRE 2017 A 18 H
Salle du Grand Cercle du Littoral 186, av de la Madrague de Montredon 13008 MARSEILLE
voir aussi l’article dans Mille Bâbords
Communiqué de l’ASLS du 18 juillet 2017 – GINKGO 2 ( fond d’investissement) nouvel acquéreur de Legré-Mante
Nous venons d’apprendre qu’un fond d’investissement (GINKGO 2) s’est positionné comme nouvel acquéreur de la friche industrielle Legré-Mante.
A cette occasion, l’ASLS rappelle sa position « pour une dépollution sans danger pour la population » dans le respect de la santé publique, quel que soit le devenir du site.
-la mise en sécurité effective du site.
-La prise en compte du véritable niveau de pollution de ce site lourdement contaminé par les métaux lourds et les dangers sanitaires qui en découlent pour les riverains.
– Une information et une concertation sur les mesures de prévention et protection de la santé des habitants.
Comme par le passé, l’ASLS restera vigilante sur le respect des lois et règlements d’urbanisme et des contraintes du site à l’entrée du Parc National des Calanques
Marseille le 18/7/2017
Le Conseil d’Administration de l’ASLS
Lettre ouverte des Habitants du Littoral Sud de Marseille Riverains de la Friche Industrielle polluée Legre-Mante
LETTRE OUVERTE DES HABITANTS DU LITTORAL SUD DE MARSEILLE RIVERAINS DE LA FRICHE INDUSTRIELLE POLLUEE LEGRE-MANTE
A Monsieur le Président de la République
A Monsieur le Ministre de la transition écologique et solidaire
A Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé
A Monsieur le Préfet de la région Provence Alpes Côte d’Azur
A Monsieur le Maire de Marseille
A Monsieur le Président de la région PACA
A Madame la Présidente du département des Bouches du Rhône.
A Mesdames et Messieurs les candidats aux élections législatives
Nous, riverains du site industriel classé ICPE LEGRE-MANTE demandons, quel que soit le devenir de cet ancien site industriel, une dépollution sans danger pour la santé.
Avec le soutien des Associations et CIQ, également signataires de cette lettre, nous rappelons que :
Le littoral sud de Marseille et les Calanques, ont abrité au 19è siècle les industries polluantes écartées du centre ville de Marseille.
Le site de Legré-Mante a abrité successivement une fonderie de plomb, puis une usine d’acide sulfurique et d’acide tartrique. Il est lourdement pollué par les métaux lourds, (plomb, arsenic, cadmium, antimoine, zinc…) et par les produits chimiques issus des fabrications d’acides. Cette pollution de l’usine est reconnue, mais pas les dangers de dispersion des polluants.
Dans ce secteur, très exposé aux vents, le principal danger pour la population est constitué par le ré-envols de poussières contenant des particules fines (dites PM10 et PM2.5) chargées des métaux lourds et par l’érosion des terres et le ruissellement polluant les sédiments du littoral.
Une contamination découverte dans le groupe scolaire voisin Madrague de Montredon aurait dû alerter et inciter les pouvoirs publics à faire une campagne de mesures systématiques autour du site de l’usine comme cela avait été fait à juste titre en 2003 et 2005, autour de de la fonderie de l’Escalette située à quelques centaines de mètres.
Et pourtant depuis la fermeture de l’usine en 2009, la connaissance des dangers sanitaires et des solutions de dépollutions des sites pollués a progressé et les populations sont protégées des expositions par plusieurs lois et règlements.*
Les plus hautes instances sanitaires de l’état ont établi une « méthodologie de gestion des sites pollués » pour empêcher l’exposition des riverains des friches industrielles, (circulaire adressée aux Préfets le 27 avril 2017 par les ministère de l’environnement et de la santé).
Malgré ces avancées, les autorités (Préfecture, Mairie) ont maintenu toutes les autorisations, permis de construire et arrêtés préfectoraux, sans d’étude d’impact sanitaire autour du site, ni concertation sur les mesures de prévention et protection des riverains.
*Au même titre que tous les sites et personnes concernées (riverains des usines, des autoroutes, des ports, terres traitées par épandage de produits pesticides), nous demandons à bénéficier de cette protection et exigeons l’application immédiate des dispositions législatives et réglementaires suivantes :
– La charte de l’environnement inscrite dans la constitution (extrait)
Art 1er- Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. Art 5 – Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leur domaine d’attribution, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.
– La convention d’Aarhus et, en particulier, son article 6 Le code de l’environnement – 1°. Livre 1er dispositions communes (extraits)
– 2°. Principe d’action préventive et de correction par priorité à la source, des atteintes à l’environnement – 3°. Principe pollueur-payeur selon lequel les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et la lutte contre celle-ci doivent être supportées par le pollueur. – 4°. Le principe selon lequel toute personne a le droit d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques.
–La loi sur l’air de 1996 intégrée au code de l’environnement reconnait à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé, voir *Art L.221-1 à L.221-6) *Art L.122-1 (partie législative) et R 122-5 du 1/1/2012 (partie règlementaire) Etuded’impact -Le code de la santé Publique, Art L 1334-1
Nous demandons en conséquence :
-La mise en sécurité effective du site de la friche industrielle Legré-Mante.
-La mise en place d’études sur l’impact des pollutions autour du site, d’un plan de surveillance de la qualité de l’air incluant le contrôle par des moyens adaptés des particules fines PM10 et PM2.5 et de l’eau.
-Une étude d’impact permettant d’évaluer la zone de ré-envol des poussières contaminées autour du site à l’occasion d’excavations, chantiers, transports et l’exposition effective des riverains.
-Un plan de dépollution sans danger pour la population.
Lettre ouverte à l’initiative de l’Association santé littoral sud, soutenue par les associations suivantes (en cours )
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Je soussigné, déclare m’associer à la signature de la « Lettre ouverte des habitants du littoral sud de Marseille, riverains de la friche industrielle polluée LEGRE-MANTE.
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NOM Prénom Adresse mail ou adresse signature ___________________________________________________________________________
Lettre des riverains de Legré Mante pour interpeller le Maire de Marseille
Suite au succès de notre Marche du 4 Février nous proposons aux riverains et à nos soutiens d’interpeller par courrier le Maire de Marseille pour exiger prévention et protection autour du site Legré Mante.
Faites tourner autour de vous !
Communiqué du Comité Santé Littoral Sud – Janvier 2016
APRES L’AUTORISATION DES REJETS INDUSTRIELS DANS LES CALANQUES,
AUJOURD’HUI LEGRE MANTE ?
L’annonce en Conseil Municipal du 16 Décembre 2015 et le maintien par le Préfet des arrêtés préfectoraux de 2012 ne répondent en rien aux craintes des riverains face aux dangers des métaux lourds (Plomb, arsenic, cadmium, antimoine …) dont les effets sur la santé sont irréversibles.
A la suite du retrait de permis par le promoteur en septembre 2014, les promesses faites par les élus municipaux d’ouvrir une concertation n’ont pas été suivies des faits, ce qui laisse présager la signature de nouveaux permis. Et pourtant sans se limiter aux questions immobilières et du devenir de leur cadre de vie, c’est à cette question vitale de santé publique que les habitants attendent des informations et des réponses.
Ainsi, quel que soit le devenir du site, sa mise en sécurité et sa dépollution (réhabilitation) doivent être des opérations prioritaires, avant la réalisation de tout projet d’aménagement.
En conséquence, il importe que sur ces bases :
- le projet de dépollution qui sera présenté soit accompagné d’une étude d’impact sanitaire et environnementale réalisée par un organisme agréé indépendant, pour évaluer préventivement les dangers et non les subir dans l’improvisation.
- Le propriétaire et son promoteur soumettent à la Préfecture, un plan détaillé de protection des riverains et de l’environnement, basé sur l’utilisation de techniques empêchant l’envol des poussières et particules contaminées dans ce secteur très exposé aux vents en front de mer et au pied du massif des Calanques. (recommandations officielles, suite aux études de santé réalisées de 2003 à 2005 sur l’ancienne usine de plomb de l’Escalette).
- Conformément aux dispositions de la convention d’Aarhus de juin 1998, de la charte de l’environnement de mai 2005, de la loi Grenelle II de juin 2010, Associations, CIQ et riverains soient consultés pour faire part d’observations et de propositions sur les mesures préventives proposées et informés régulièrement des mesures de contrôle (Air , eau, sols, et établissements scolaires.)
Les riverains comprennent que la dépollution s’avère nécessaire, mais pas au prix de leur santé. Ils voudraient pouvoir compter sur la diligence des pouvoirs publics et des nombreux services, placés sous l’autorité de l’état ou des collectivités, pour faire appliquer la règlementation et assurer leur protection.
Comité Santé Littoral Sud Marseille le 11 Janvier 2016
Juin 2015 – Courrier au Préfet :
Demande de création d’une Commission de Suivi de Site (CSS)
Janvier 2015 – Courrier au Préfet :
Nous nous sommes adressés au Directeur de l’ARS PACA (Agence Régionale de Santé PACA) pour connaître les mesures de prévention prévues.
Dans sa réponse, celui-ci nous fait part d’un courrier qu’il a adressé au Préfet dans lequel il évoque la friche industrielle et propose son appui technique, reconnaissant implicitement qu’il s’agit bien d’un dossier de santé publique.



