Lettre ouverte des Habitants du Littoral Sud de Marseille Riverains de la Friche Industrielle polluée Legre-Mante
LETTRE OUVERTE DES HABITANTS DU LITTORAL SUD DE MARSEILLE RIVERAINS DE LA FRICHE INDUSTRIELLE POLLUEE LEGRE-MANTE
A Monsieur le Président de la République
A Monsieur le Ministre de la transition écologique et solidaire
A Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé
A Monsieur le Préfet de la région Provence Alpes Côte d’Azur
A Monsieur le Maire de Marseille
A Monsieur le Président de la région PACA
A Madame la Présidente du département des Bouches du Rhône.
A Mesdames et Messieurs les candidats aux élections législatives
Nous, riverains du site industriel classé ICPE LEGRE-MANTE demandons, quel que soit le devenir de cet ancien site industriel, une dépollution sans danger pour la santé.
Avec le soutien des Associations et CIQ, également signataires de cette lettre, nous rappelons que :
Le littoral sud de Marseille et les Calanques, ont abrité au 19è siècle les industries polluantes écartées du centre ville de Marseille.
Le site de Legré-Mante a abrité successivement une fonderie de plomb, puis une usine d’acide sulfurique et d’acide tartrique. Il est lourdement pollué par les métaux lourds, (plomb, arsenic, cadmium, antimoine, zinc…) et par les produits chimiques issus des fabrications d’acides. Cette pollution de l’usine est reconnue, mais pas les dangers de dispersion des polluants.
Dans ce secteur, très exposé aux vents, le principal danger pour la population est constitué par le ré-envols de poussières contenant des particules fines (dites PM10 et PM2.5) chargées des métaux lourds et par l’érosion des terres et le ruissellement polluant les sédiments du littoral.
Une contamination découverte dans le groupe scolaire voisin Madrague de Montredon aurait dû alerter et inciter les pouvoirs publics à faire une campagne de mesures systématiques autour du site de l’usine comme cela avait été fait à juste titre en 2003 et 2005, autour de de la fonderie de l’Escalette située à quelques centaines de mètres.
Et pourtant depuis la fermeture de l’usine en 2009, la connaissance des dangers sanitaires et des solutions de dépollutions des sites pollués a progressé et les populations sont protégées des expositions par plusieurs lois et règlements.*
Les plus hautes instances sanitaires de l’état ont établi une « méthodologie de gestion des sites pollués » pour empêcher l’exposition des riverains des friches industrielles, (circulaire adressée aux Préfets le 27 avril 2017 par les ministère de l’environnement et de la santé).
Malgré ces avancées, les autorités (Préfecture, Mairie) ont maintenu toutes les autorisations, permis de construire et arrêtés préfectoraux, sans d’étude d’impact sanitaire autour du site, ni concertation sur les mesures de prévention et protection des riverains.
*Au même titre que tous les sites et personnes concernées (riverains des usines, des autoroutes, des ports, terres traitées par épandage de produits pesticides), nous demandons à bénéficier de cette protection et exigeons l’application immédiate des dispositions législatives et réglementaires suivantes :
– La charte de l’environnement inscrite dans la constitution (extrait)
Art 1er- Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. Art 5 – Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leur domaine d’attribution, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.
– La convention d’Aarhus et, en particulier, son article 6 Le code de l’environnement – 1°. Livre 1er dispositions communes (extraits)
– 2°. Principe d’action préventive et de correction par priorité à la source, des atteintes à l’environnement – 3°. Principe pollueur-payeur selon lequel les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et la lutte contre celle-ci doivent être supportées par le pollueur. – 4°. Le principe selon lequel toute personne a le droit d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques.
–La loi sur l’air de 1996 intégrée au code de l’environnement reconnait à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé, voir *Art L.221-1 à L.221-6) *Art L.122-1 (partie législative) et R 122-5 du 1/1/2012 (partie règlementaire) Etuded’impact -Le code de la santé Publique, Art L 1334-1
Nous demandons en conséquence :
-La mise en sécurité effective du site de la friche industrielle Legré-Mante.
-La mise en place d’études sur l’impact des pollutions autour du site, d’un plan de surveillance de la qualité de l’air incluant le contrôle par des moyens adaptés des particules fines PM10 et PM2.5 et de l’eau.
-Une étude d’impact permettant d’évaluer la zone de ré-envol des poussières contaminées autour du site à l’occasion d’excavations, chantiers, transports et l’exposition effective des riverains.
-Un plan de dépollution sans danger pour la population.
Lettre ouverte à l’initiative de l’Association santé littoral sud, soutenue par les associations suivantes (en cours )
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Je soussigné, déclare m’associer à la signature de la « Lettre ouverte des habitants du littoral sud de Marseille, riverains de la friche industrielle polluée LEGRE-MANTE.
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NOM Prénom Adresse mail ou adresse signature ___________________________________________________________________________
20 Mai « Quartier en folie! » à la Campagne Pastré
Emission RCF Demain la Terre : Métaux lourds aux pieds des calanques
Le 17 Avril Rolland Dadena, pour le Comité Santé Littoral Sud, et Chantal Marcel, pour la FARE SUD (Fédération Régionale sur l’Environnement) étaient les invités de l’Emission de Radio RCF Demain la Terre sur le thème « Métaux lourds aux pieds des calanques »
Lettre des riverains de Legré Mante pour interpeller le Maire de Marseille
Suite au succès de notre Marche du 4 Février nous proposons aux riverains et à nos soutiens d’interpeller par courrier le Maire de Marseille pour exiger prévention et protection autour du site Legré Mante.
Faites tourner autour de vous !
7 février – La Provence « Legré-Mante : 300 marcheurs pour la santé »
Marche pour une DÉPOLLUTION SANS DANGER POUR LA SANTÉ 4 fev
Marche pour une DÉPOLLUTION SANS DANGER POUR LA SANTÉ de Legré Mante ! 4 février 2017 – Pointe Rouge – 10h30
Plus de 300 participants, la manifestation a été un franc succès !
Merci pour votre participation!
Malgré une mauvaise météo, vous avez été des centaines à répondre, ce samedi, à l’appel pour la santé publique lancé par le CIQ Madrague la Rose, la Verrerie et le Comité santé littoral sud.
Nous vous tiendrons régulièrement informés de la poursuite des initiatives unitaires.
N’hésitez pas à nous contacter ou venir à nos permanences du lundi.
Merci aux nombreuses associations, CIQ et Elus municipaux * présents pour soutenir notre combat. Merci à la rédaction et aux journalistes de France3 pour l’article « Marseille: manifestation pour “une dépollution sans danger” et le reportage JT 19h du 4/2/17.
* marche soutenue par 17 associations (1) et CIQ (2) et 3 Elus municipaux (3)
- (3) Annie Levy-Mozziconnacci conseillère municipale PS, Marie Françoise PALLOIX conseillère d’arrondissement PCF, Hervé MENCHON conseiller d’arrondissement EELV.
Voir les articles de presse
- 4 fev France3 : site et reportage JT « manifestation pour “une dépollution sans danger” »
- 4-6 fév site et presse La Marseillaise – (marche)
- 7 fev Marseille : l’opposition peine à déterrer l’enquête sur la pollution de Legré-Mante
- 3 fev Marsactu – Manifestation pour une politique de dépollution du littoral et de prévention des risques
- 2 fév la Marseillaise « Vues sur mer, mais les pieds dans le crassier »
- 2 fév La Provence – « Quand Legré-Mante s’invite en séance »
- 1 fév La Provence – « les riverains manifestent leur inquiétude »
Photos
Marche pour la santé publique et pour une dépollution sans danger
Habitants des quartiers Sud : votre santé est en danger !
L’IRREPARABLE PEUT SE PRODUIRE !
La presse a fait écho des préparatifs de chantier sur le crassier de l’usine Legré-Mante en vue d’un projet de construction de villas en bord de mer. Ce crassier situé en bord de mer est une décharge toxique qui contient les déchets de l’usine depuis l’origine en 1874, notamment, plomb, arsenic, cadmium, mercure, sulfates, cyanure… sous forme de très fines poussières, de scories et de débris pollués.
Les particules de métaux lourds (appelées PM10 et PM 2,5) contenues dans ces fines poussières peuvent pénétrer directement dans le sang par inhalation ou ingestion. Elles sont très dangereuses pour la santé, même à court terme et à très faible dose, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes.
MOYENS DE PROTECTION INSUFFISANTS :
Le décompactage du crassier sera fait à l’air libre et va libérer les polluants accumulés dans le sol depuis des dizaines d’années qui se disperseront dans l’atmosphère. Or l’arrêt du chantier prévu par arrêté préfectoral n’interviendra qu’à partir de 60km/h de vent … Et les mesures complémentaires (brumisation, aspiration) pour limiter les envols de poussières ne sont pas des garanties suffisantes contre l’exposition aux particules fines.
La surveillance de la qualité de l’air et de l’eau ne sera pas réalisée indépendamment du promoteur, et les moyens techniques de mesure insuffisants car n’utilisant pas la technologie performante actuellement disponible.
LA SANTE PUBLIQUE DOIT ETRE RESPECTEE PAR UN ARRETE PREFECTORAL PROTECTEUR :
Conformément au code de l’environnement, la dépollution de l’usine Legré-Mante doit être reconsidérée sous le contrôle des pouvoirs publics, afin que la population ne soit pas exposée.
Un arrêté préfectoral doit réaffirmer l’obligation légale de dépollution par le responsable du site en évitant toute réexposition des riverains aux polluants contenus dans les sols et une surveillance en continu de la qualité de l’air et de l’eau doit être mise en place par un organisme indépendant agréé.
Le code de l’environnement impose également que la population soit préalablement informée et concertée sur les mesures de prévention de la santé publique. Il préconise également la mise en place d’une commission de suivi de site (CSS) avec la participation des riverains.
La santé publique doit être respectée !
Notre santé est un droit ! Dépollution dans le respect de la Santé Publique !
Exigeons des garantis contre les dangers de la dépollution !
Face au silence et l’absence de concertation de la part des pouvoirs publics, l’Association Santé Littoral Sud a été créée pour vous informer, n’hésitez pas à consulter son site :
http://www.comite-sante-littoral-sud.org
Elle tient également à votre disposition tous les documents qui vous seront adressés sur simple demande à l’adresse suivante : contact@comite-sante-littoral-sud.org
Téléchargez le tract de la Marche pour la Santé des Riverains de Legré Mante en PDF












